Barbare & Co

P1030590
Invasion de Barbaresco à Rotomagus.

_A-t’il, là, des poils, le professeur ?
_Où ça ?
_Sous l’aisselle, de ch’val, juste un steak !
_Hun, hun, hun, c’est amusant…

Pour un vendredi très en phase avec ma pilosité, je me dois de prendre ce thème comme une provocation.

Lustrez-moi ces poêles, j’ai faim !

Une purée de pois lavasse tombe du ciel normand et la mer, où quelques poissons bleu pâle se fichent des hameçons damnés, se grise de me voir grelotter.

Garde la tête haute et les poings levés, ce soir tu prendras ton Piémont.

P1030587

Le Nebbiolo, petit brouillard en français, va de pair avec le paysage hivernal où les arbres ressemblent à quelques cheveux abîmés sur les champs retournés qui eux, sont aussi garnis que mon crâne. Un grand vin qui pinote sur les côtés telle une coupe de ministre grisonnant entonnant la marseillaise.

Barbaresco barbé à la barbe des barbares.

Barbe à ras pour que les poils ne me gênent quand je trempe mes lèvres dans ce Graal, chaque gorgée est un voyage au pays de l’or blanc.

Un vin poids lourd poivré dont la poigne, une main de fer dans un gant de velours, m’empoisonne.

Addict, en intra-veineuse, mes capillaires zigzaguent de bonheur.
Pire ! Je deviens poivrot, la bouteille comme un micro, je chante à tue-tête et je tète.

Impossible d’en dire plus, écrire en état d’ivresse, c’est risquer un accident de clavier.
Voir ses mots déraper et la honte du lendemain faire dresser sur les bras, ses poils…

P1030594
Comme un phare dans le brouillard, cette chère Rita vous éclairera, si l’envie vous vient de tester du transalpin.

Laisser un commentaire