Brân cosy

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Brân cosy, corbeau voyageur.
Un oiseau de passage en Normandie,
Noir comme les cheveux de notre président mais sans les frais de coiffeur.
À boire autour d’un bourguignon coiffé d’un pied de cochon,
La langue teintée d’exotisme et des souvenirs plein la bouche.

Crôa, crôa.
Élancé comme l’oiseau de Brancusi,
Le gosier en entonnoir, corbeau,
Fais ton nid dans mon ventre !

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Hommage à toi, heureux père de cet oiseau égaré.
Pourquoi n’ai-je, moi, pas encore parlé de toi ?
Affable que tu es dans les salons, mais souvent débordé
Par le flux et reflux des marrants
Venus te courtiser.

Alors nous nous croiserons, cher Gilles Azzoni !
À zoner dans le monde du vin,
Je finirai bien par te parler.

En attendant je boirai, le corps beau, ciré,
Devant la rade de Cherbourg,
En regardant les châteaux voler,
Et les corbeaux noircir le ciel,
Ton Brân comme une corne de brume, un appeau à vins sauvages.

Ah ! le mal du pays me ronge…

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