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Requiem pour un canon

Miam, slurp… Glups, hic, rôo… merde…
En prenant des photos d’art j’ai trouvé le moyen de balafrer mon verre au point de ne plus pourvoir l’embrasser comme j’aimais le faire si souvent… nous n’échangerons plus rien.
Verre ! combien de fois nous nous sommes entretenus, fidèle au poste, toujours bien rangé, à ta place, m’hydratant ça et là, tu étais le compagnon idéal, dans la joie comme dans les peines…
A présent tu me quittes mais le dernier nectar que tu as couvé est à la hauteur de tout ce que tu m’as donné, un Arbois avec un grand A, un grand « Ah » quand on le boit, de l’art bu.

IMG_2514 Un trousseau ciré à l’accent poivré, un jus épicé, un jus rare… Si ce vin était quelqu’un ce serait forcement quelqu’un de bien, un ami.
Aparté en forme d’épitaphe gravée dans le verre comme une cicatrice en travers, te garderai-je dans un placard, ô toi cercueil de mes précieux nectars ? comme des vampires assoiffés aux longues dents, ils venaient un à un se mêler à mon sang, et tous deux nous étions frères, à présent, va mon verre…
Retour à la bouteille, que j’ai au passage acheté à la Quincave, le vigneron responsable de cette « végétale  ambroisie » se nomme Philippe Bornard et comme disait Louis Pasteur, natif d’Arbois, « le vin est le breuvage le plus sain et le plus hygiénique qui soit », particulièrement ceux de ce domaine.

Check in’ Prague

Un colloque entre amis pour parler de choses extrêmement intéressantes m’a fait me retrouver à siroter quelques contenants sympathiques hier soir aux caves de Prague dans le 12 ème arrondissement de Lutèce, station Ledru-Rollin, non loin de la tanière d’un spécialiste dandy et gloutu, ami d’un certain professeur pinard…

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Un des vins du domaine familial du patron ( Le renversant du domaine de l’enclos de la croix ) au rapport qualité-prix extrêmement satisfaisant est venu boire un dernier verre chez moi et n’est ressorti que complètement desséché…
Pourtant je l’avais prévenu, je n’aime pas gâcher.
Analyse  fine et pertinente:
A l’ouverture c’était chaud au nez, doux et nerveux en bouche avec, comme dirait les neunôlogues célèbres et cérébraux, de fines notes cacaotées et torréfiées…
Tout ça m’a rappelé les goûters à la sortie de l’école, oui… euh, ça vous paraît bizarre ? Disons que j’ai toujours mis un peu de vin dans mon lait chaud pour les maux de gorges.
Bref, revenons au vin, il est sain, sans saloperies, 100% cabernet franc dans ce coin là c’est pas courant, en plus à 7 balles la bouteille, je peux dire qu’en bon normand j’ai fait une affaire.
Et le lendemain ? Pas de casquette…

Prenez donc de cet antidote

« l’antidote » de la Sainte-Baume, c’est pas un nom canon pour un vin ça ?
Pensons en pansant nos plaies, soignons nous au vin, voici un bon médicament  !

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Sainte-Baume au coeur, un antidote puissant dans le corps contre tous les maux, particulièrement ceux des soirs d’hiver trop long ou les jours d’été pluvieux, quand, manquant de moyens, on reste des semaines entières dans la capitale normande au lieu d’aller se griller le derrière au Bahamas ( c’est une remarque débile, je n’ai jamais souhaité aller là-bas, j’aime bien la pluie ) bref…
Comme écrit sur l’étiquette: « nous vous proposons cet antidote à vos poisons quotidiens » Il est sûr qu’il est plus sain que tous ces steaks de boeuf nourris aux antibiotiques ou ces salades arrosées de merdicides, ou encore toutes ces saloperies industrielles que l’on ingère à longueur de journées et qui vont finir dans le meilleur des cas à nous faire pousser un troisième bras.
Alors mes amis, buvons ce vin et méditons tranquillement, un jour, comme pour le fromage et tant d’autres choses, le vin sain sera en voie de disparition – si il ne l’est pas déjà – donc résistons, buvons et soyons optimiste.

Si vous souhaitez vous soigner correctement, sachez qu’on le trouve un peu partout dans Paris, dans toutes les pharmacies indépendantes de France et de Navarre ou sinon au domaine en Provence.
Pour ma part je l’ai volé chez la crémière, j’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop…

Parusso à la pizzetta piu grande

IMG_1589Le patron de la Pizzetta Piu Grande, Willy Auger, nous avait concocté une dégustation de vin du domaine Armando Parusso en présence de son chef, Marc Parusso, vigneron passionné, sérieux et produisant des vins de grande qualité.

IMG_1412D’ailleurs, petite anecdote, ce vigneron, après la vendange, au lieu de démarrer tout de suite la vinification de ces vins, laisse les grappes entières dans des cagettes à l’intérieur d’une salle de stockage où la température est contrôlée pendant un certain temps, ce qui permet au raisin d’atteindre une maturité plus complète… Cela me fait penser: « Avec un pote dans les côtes du Rhône, on achetait des pêches et des nectarines qu’on laissait toute l’après-midi rôtir au soleil, on croquait dedans le soir, entre deux verres de pinards, elles étaient à point… »

Willy Auger et Marc Parusso en pleine méditation
Willy Auger et Marc Parusso en pleine méditation

Les vins présentés m’ont tous séduit, des entrées de gamme, un délicieux dolcetto d’alba évoquant l’amande douce, un barbera très soyeux aux accents de prune à l’eau de vie, en passant par un nebbiolo de cuir et de cassis pour finir sur de délicieux Barolos, puissants, épicés avec des accents de violettes, d’hydrocarbures, de petites baies et quelques petites notes giboyeuses, oui oui…

IMG_1413Le domaine cultive également un tout petit peu de sauvignon blanc qu’il décline en deux cuvées, une de soif très aromatique et assez étonnante, une autre élevée en fût que nous n’avons malheureusement pas dégustée…

Les vins du domaine ne sont pas facile à trouver en France, mon conseil est donc d’aller les déguster à la Pizzetta.

Je remercie tous les acteurs de cette très belle après-midi, particulièrement Willy Auger pour son accueil impeccable et  sa gentillesse et Marc Parusso pour nous avoir consacré un peu de son précieux temps de vigneron…

Un chinon râblé

Aujourd’hui, enfin hier, il pleuvait un peu, la Loire se jetait dans la Seine et les vignerons avaient l’air un peu crevés… Pour eux, tu m’étonnes ça doit être infernal d’endurer des week-end entiers à servir et présenter leurs vins à des gens qui passent leur temps à dire des conneries en se prenant pour des connaisseurs…
Le vin, ça se boit !
Evidemment on peu parler un peu, dire que ça hume bon la myrtille, la menthe ou les cheveux de sa dernière conquête mais bon, on ne va pas non plus discourir pendant des heures sur une bouteille, si c’est bon, on s’en rend compte très vite !
Tout ceci pour en venir à cette photo…IMG_1354
Les roches, Jérome Lenoir, et des chinons de compétitions! non pas qu’ils soient culturistes, que de gros biceps les déguisent ou encore qu’ils plaisent à des adeptes de la chirurgie esthétique… non, ils sont tout simplement bons! Celui-ci est athlétique, élancé, taillé pour la garde mais se déguste déjà très facilement, c’est un plaisir pour les amateurs de cabernets francs, on a l’impression de se balader en forêt, on a l’impression de se balader au bord de la Loire… Tiens, citons Gracq: » Ce qui lui plaisait aussi dans ce pays, c’était la pierre, cette craie tuffeau blanche et poreuse, tantôt desséchée et craquante au soleil, tantôt attendrie, exfoliée, desquamante dans l’humidité des miroirs d’eau troués de roselières, marbrée de gris fumés très délicats, d’imprégnations grumeleuses de buvard, mordue dans ses anfractuosités de très fines moisissures indurées du roquefort. C’était comme un matériau féminin, pulpeux, au derme profond et sensible, tout duveté des subtiles impression de l’air. Quand il revenait de Chinon, s’attardant au long de la Vienne du côté bâti, mis en belle humeur par ses petits déjeuners capiteux de vin et de rillettes… »
En hommage à Gracq je boirais un jour ce rouge sur l’Evre.

Un nez de cheminée

L’Octomore.

Un whisky monstrueusement tourbé, un islay, dans la bouche un palais…

Produit par bruichladdich, une des neuf distilleries de l’île d’islay, l’octomore est un whisky tout simplement vieilli dans des fûts ayant élevé monsieur Yquem, bref un produit de luxe. Il est « cask strengh » c’est à dire non dilué à la mise en bouteille, « force de fût » 61%, un bon estomac est indispensable, mais passé ce côté délicatement barbare c’est impressionnant et ça rend bavard…

Voilà sa tronche, si vous ne savez pas quoi faire de votre argent et que vous avez besoin d’un compagnon…IMG_0855

Une cheville de fer, un moral d’acier…

Un vrai vin de soif, on aurait envie de le boire d’un trait…

La cheville de fer comme son nom l’indique contient du fer… mais c’est pas tout, mais c’est pas tout !
C’est une cheville de fer à se repasser pour se tapisser la bouche, entre amis, ou une cheville de fer en solitaire pour rêvasser, pour bien dormir au fond de sa couche…
Une cheville d’enfer pour draguer une poule, une cheville à vous faire tourner la boule, une cheville pour mamie fière ou jeune femme en guêpière…
Un tri-côt dans l’pot, sang pour sang côt, pour les frères de la côte.

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De gros raviolis l’accompagnaient en chantant, un trait d’huile jaunissant le côté brun des cèpes.

Le créateur de cet élixir se nomme Olivier Lemasson, tout est bon chez lui, il n’y a rien à jeter comme dirait l’autre…

22, route de Seur ,
41120 Chitenay,
02 54 44 13 88 

P1030868

Il faut bien un début…

IMG_0268Alors pourquoi cette photo ?

Et bien peut être parce que j’ai une attirance toute particulière pour les bouteilles poilues…

Ou alors pour la Bourgogne…

Ou les deux…

On était à Rully, chez Vincent Dureuil-Janthial, et je dois dire que rarement j’ai goûté des vins aussi bons…

La bouteille poilue est une PMG ( Pour Ma Gueule en language vigneron) de NSG ( Nuits Saint Georges) qu’il nous avait ramené pour finir tranquillement la dégustation, je reviendrai !