Clash amical

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Gargouille vivante.
La peau sur les os.
À tâtons, le chaton imberbe se meut entre les serpents et les bizarreries en bocal.
Le voir s’approcher de moi m’effraye.
Lorsque nos deux yeux nez à nez se croisent, un soubresaut l’anime.
Les pupilles pleines de questions, le minou semble reluquer le duvet jalonnant mon crâne…
Clash amical, le voilà qui me prend pour un de ses congénères.
Chauve qui peut !

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Les amoureux de vins nus apprécient-ils aussi les chats nus ?

Tout en bullant ma grappe, je m’essaye à le gratouiller.
« Oh ! C’est mou… » M’exclamé-je en postillonnant mon moût sur l’animal.
On dirait un poulet plumé.
Sans les bulles, celles-ci sont dans le verre.

Manifestement, il aime le Jura.

L’onde câline de son miaou, rauque comme la grosse basse dans London Calling, me déroute.
Un appel à la caresse.
Dégoûtant.

Pourtant, l’animal est d’une empathie maternelle.

Son propriétaire, monarque de la patate croustillante, m’assure de ses bonnes intentions à mon égard et je commence à m’habituer au fauve transformiste.  Mais, sur mes genoux, les ronrons de ce jambon animé m’inquiètent un peu. Ses épaules flétries, j’ai l’impression de masser une grand-mère.

Il aurait pu s’habiller.

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Écorché vif dont les attributs s’exposent à nous, sans gène.

Exhib’ ?

Le pire est sa queue, qui l’éloigne du monde des chats.
Une chauve-souris sans aile, un cochon en forme de sphinx.
D’ailleurs, c’est pour ça que nous le transformons en grassouillette saucisse !
Je dois ajouter qu’à l’instar de ces bœufs de Kobe, nous l’avons préalablement massé au crémant.

La bestiole se pavanait en écoutant Mozart…

Finalement, quel sympathique chachat.

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