Crème solaire

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Un jour j’irai dans la vallée de l’Èbre, chevauchant mon zèbre, zébrant des étiquettes d’un Z, zèle de zigoto comme un Zorro des bacs à calcaire. Arrivée en Rioja Alavesa ; zigzaguant entre les vignes, parfois le pull zippé quand l’hiver zone et que la neige zozote, zarbi personnage se diront les autochtones en m’apercevant.
Zoom sur une alternative au zythum, comme les zabres avec le blé, zigouillons quelques quilles sur le zinc.
Zou.

Rarement je bois espagnol, le dernier en forme de formule magique, m’avait pourtant laissé un goût de « reviens-y »…
Et puis, tellement de préjugés résonnaient en mes esgourdes à propos du Rioja que je me devais de stopper net cette zizanie intérieure.
Quand dans mon verre coula le vin d’Olivier Rivière, les ronflements en forme de « Zzz » du professeur Pinard, qui écrasait sévère dans la salle d’à côté, cessèrent.
Deux esquisses antagonistes amenèrent réflexions et pensées.
Détaler tel un lièvre de mai en espérant me réconcilier en juin avec le prof, nos vine-time à l’heure du thé comme un espoir d’armistice ?
L’inviter à table au risque de n’avoir que les miettes, sa descente vertigineuse et son peu d’intérêt pour les vins ibériques, sûrement dû à quelques zones d’ombres enfantines, le poussant systématiquement à boire cul-sec ceux qu’il considère « petits crus transpyrénéens ».

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Ne fus-je pas étonné quand, avec un zèle d’anglais, l’auriculaire pointant le zénith, notre cher gaulois buvait à petites lampées en faisant avec tendresse fonctionner ses zygomatiques.
« Je reprendrais bien un zeste de ciflard ? » Me dit-il, les lèvres rosies… Amusé, je découpais des suprêmes de pata-negra bellota, regardant avec passion mon cochon de professeur s’essayant dans le style dandy. Il gazouillait, saluant avec moult compliments mon choix esthétique et aussi, cette fine idée d’avoir remonté jusqu’à Logroño l’Èbre tumultueux pour lui ramener ce breuvage.
La flatterie n’ayant aucun effet sur ma cabeza, je gonflais le poitrail et rougissais de mon nez.
Quand, pour trinquer avec ce renard, j’empoignai mon verre, je constatai avec tristesse qu’il était vide et que les « Zzz », dans la salle d’à côté, avaient recommencé leur concerto.
Merde aux expéditions, j’irai la prochaine fois chercher ma crème solaire chez Le Cave.

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