Et si c’était un vin…

Gégé, orgie.

Un blanc de Géorgie, une macération pelliculaire d’au moins 22 mois, la gestation d’un éléphant, dans une amphore enterrée dans un quartier chic d’une cité balnéaire de l’Abkhazie.gerard obelixsign

Rapport de dégustation:  Le nez, que dis-je le cap, la péninsule, ça sent l’iode voire la graisse de baleine, c’est long, si long que l’on se demande si dans le verre nous n’avons pas à faire à autre chose… Un whisky, un vin jaune ? Qu’en aurait dit Mozart, mais il l’aurait aimé Mozart, c’est sur, il aimait tout Mozart ! Une symphonie, brutale certes, mais symphonie tout de même. Grandiloquente, du Tchaikovsky au moins ! Avec des notes de grosses huitres n°0 qui se mêlent à d’autres plus terriennes. Du granit, du menhir, c’est à la fois vert et ambré, c’est déroutant, provoquant, ça nous évade le nez, on se croirait dans un paradis fiscal.obé 1

La bouche est… Énorme ! Le liquide descend jusqu’aux valseuses et remonte en nous faisant gargouiller le ventre. Ça nous rafraichit le buffet, nous donne envie de pisser dans un avion, nous fait l’effet de ces vieux calvas fermiers qui macèrent dans des jerricans. On a envie de foutre des coups de poings dans la gueule de ses potes, c’est à la fois normand et breton, c’est élaboré sans engrais, normal c’est tombé dedans étant môme ! Une boisson digne de jeux olympiques, une épreuve en 12 travaux, des relents de kouglof, de boeuf stroganoff et de Vladimir pudding montre l’épaisseur du breuvage, certains penchent pour de l’hydromel.

La finale est plus rude, ça dit des conneries sur le retour, on a envie de le couper à l’eau, de la cristalline peut-être, merde… tout se casse la gueule.
L’accord parfait ? un civet de mammouth.

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