Et si c’était un vin…

Nadine et mouc

Un vin de Moselle à trois sous qu’on boit avec des frites et des moules, puis des moules et des frites. Un verre qui rend gris, un verre de pinot gris, qui fait gueuler comme une poissonnière « moi aussi j’ai vécue en banlieue madame, je suis une fille d’immigrés ».IMG_2492

Un vin qui ne porte pas de casquette à l’envers mais qui vous en offre une bien lourde et migraineuse quelques instants après l’avoir goûté. Un vin qui ressemble plus à un verjus, un vin à l’envers comme un vin qui travaille, un vin vert comme un gros bleu qui tâche, un vin toxique couleur vert-de-gris, un vin qui sent les vers d’un noir corbeau de l’entre-deux-guerres, quelques écrits lorrains.

Un vin qu’on ne boit plus mais qui couve doucement dans des caves, un vin qui suit le vin de son maître, un vin à servir sur du poisson pas frais ou pané, du merlan et pas du verlan.

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