Exercice de style

Et si je me mettais dans la peau d’un neuneulogue (scientologue du vin) et que je prêtais à mon avis quelques vocables (très) utilisés pour décripter un jus…

Tout d’abord, la victime… Le climat de la butte, photo.

P1030818louquoumme
Hum… ?! Mais ce vin est naturiste, il n’est vêtu d’aucun artifice de l’industrie pétro-chimique, il gouleye en se dandinant sur la langue comme une danseuse orientale, on a l’impression de se faire charmer au flûtiau, petits serpents que nous sommes.
Oriental c’est le bon mot, en tant que neuneulogue je lui trouve des accents pâtissiers, cornes de gazelles et loukoums aériens.

C’est un jus de Loire, ça hume le parterre de fleurs, la rosée qui enveloppe délicatement les tubéreuses, puis aussi, et surtout, le printemps.
Une balade dans une serre, de la gelée de cerise sur une tartine le matin, c’est vif, souple et élancé, quelques révolutions sur le pédalier nous inviterait à aller se la jeter au bord du canal « canonisé » après avoir vandalisé quelques Vélib’, parce que c’est marrant.
Le léger côté salin du sirop temporiserait avec l’eau douce du bassin de l’arsenal, je-ne-sais-quoi comme petits rots s’évanouiraient contre la façade froide et austère de l’opéra et, le ventre encore chaud de ce médicament nous irions dans les rues du Faubourg-Saint-Antoine en hurlant à tue tête des chansons de Léo Ferré

Trouvé à la Quincave, Paris…

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