« Fiume tue »

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Samedi 30 avril, Salon Rue89.

4ème Édition.
« Soûlez-vous, les pavés avinent »

« Mise à mort du Parmesan »

Quarante kilos soulevés par deux gros bras transalpins, la bête est belle.
Des grands coups dans les flans et se fissure l’épaisse carapace.
La foule fait des grands « Ah » et tous ses yeux brillent, comme fanatisée par le massacre.
Les copeaux volent, le picador se fend de grosses veines sur le front et son derme se teinte.
On dirait un jambon de Parme.
Découpée sur place, nous plongeons nos mains fébriles dans les boyaux de l’animal et avalons, hyènes sur une charogne, sans laisser la place aux nouveaux arrivants.
Le temps que les doigts se graissent et nous filons à l’étage, où la sueur gagne le cou pour ne plus l’abandonner.

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« Le vin est un long fleuve tranquille »

Fricando, vin blond.
Amphore des Danaïdes, je te boirais jusqu’à plus soif.
Si je devais emmener un vin sur une île déserte, ce serait peut-être celui-ci.
À peine versé, on a l’impression que le verre s’enflamme, tremblantes, les mains peinent à l’amener à la bouche.
Faites-moi couler cet or dans le gosier, supplice d’aztèques.
Un entonnoir s’il-vous-plaît !
Je suis prêt pour la torture.

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« Je me sens vachement rital en ce moment »

Il y a tellement à raconter ou à vivre dans ce salon que je laisserais la place à d’autres, histoire de lire maintes histoires et saliver, tel un bon chien chien.
Je veux juste rendre hommage aux italiens.
Je n’en ai goûté que des bons ces derniers temps et, ce samedi, cerise sur le panettone…
« Al di là del fiume » m’a tué, encore une fois…

Non pas que vos vins soient les meilleurs du monde, les plus insolites ou encore les plus rares, juste parce que ça faisait longtemps que mon palais n’avait pas éprouvé cette sensation qui m’avait définitivement converti au culte du pinard.

J’aime vos pifs, j’en suis amoureux, et comme l’amour est rare en ce monde, je souhaitais vous le dire.

Je vous décerne le césar du meilleur jus du salon (oui, j’ai une influence considérable).

Merci.

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« À ma zone »

Après avoir descendu le stock de bolognaise en amphore, un tour chez les indiens d’Amériques.
Jus de terre, où comment boire un fleuve à Paris sans devenir tout jaune.
La trachée, sorte d’anaconda urbain, engloutit le breuvage brésilien.
Le nez du professeur, d’habitude de rouge vêtu, passa au vert.

L’impression de relire l’oreille cassée.

En revanche, ça ne bourre pas la gueule, je le sais car, les trois kilos de poudre avalés, sniffés ou encore injectés en intra-veineuse m’ont laissé de marbre.

Je retourne au pinard.

Enfin, comme clin d’œil à la « Slow Food », je suis allé me boire un « Slow Wine », du genre Slovène

Merci maître Iommi et tout ton crew, l’année prochaine, je squatterais le salon jusqu’à ce qu’on me vire, histoire de voir si le vin naturel à des limites…

Santé !

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