Georgia on my mind

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Nose contact, le pif dans l’ambre.

Gemme liquide.

Le professeur Pinard et son ami Piotr – motard pratiquant la langue de Liège – partent ce mardi 26 janvier 2016 bras dessus, bardes souls, goûter à l’Histoire.

Bercés par les divins nectars de nez nés dans le berceau du vin, les langues se délient et de lies, d’ailleurs, on parle.

Cave sur le Caucase, à flairs calés.

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Les jus cuivrés tourbillonnent.

Un enchanteur ce Puzelat ! Les bouteilles comme des baguettes magiques, il vous verse ces sortilèges après avoir fait résonner le liège dans la petite cave bondée.

Troubles têtes pour la plupart, ces vins d’amphores se dévorent crus et le monde qui inonde la salle force – mais est-ce un mal  ? – à se servir de sa gorge comme crachoir.

Paf, les bouquets explosent dans les tarins ! Champ de ripailles, ne manque plus que quelques saucisses.

Iago Bitarishvili, dont la production confidentielle fait que peu de gens peuvent se vanter d’avoir dégusté ses vins, est un véritable orfèvre.

Son blanc est dément, un pif enragé et une bouche voluptueuse, véritable danseuse dans le ventre, font que je serais prêt à y laisser mes maigres économies pour jouir à nouveau d’une de ses quilles.

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Malheureusement, nos chers vignerons du pays de Tamar venus allumer quelques cierges en compagnie de bouffeur de cuisses de grenouilles sont en retard ! L’avion les transportant se pique de tourisme à Istanbul puis vient grossir le rang des taxis grévistes aux abords des pistes…

Seule digne représentante de ce congrès bachique, Mariam Iosebidze, qui nous fait goûter son premier millésime tout simplement somptueux…

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Orgie rouge.

Le nom de cet autochtone cépage nous laisse rêveur, « seins de jument »…

Fort de mon quatrième galop, j’avoue avoir une sensibilité équine tout à fait prononcée et ce jus me rappelle mes premières expériences dans le box quand Bécassine (une jument raffinée) m’autorisait à lui gratouiller les aisselles en signe d’amitié.

Ah, comme le vin peut-être une machine à remonter le temps !

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Abrutis par la foule, on s’extrait de ce temps fort, deux amphores rougies et gibbeuses, pour aller se peigner à coup de Rateau chez le Daron, en face…

Merci à Thierry Puzelat, Le Cave, John Wurdeman (Pheasant’s Tears), Ramaz Nikoladze (Tsitska), Iago Bitarishvili (Iago’s Wine), John Okro (Okro’s Wines), Mariam Iosebidze, Niki Antadze, Giorgi Natenadze et mon cher Piotr pour cette dégustation comme une croisière au pays de la mer noire.

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