Le p’tit rouquin

P1010489-1024x768
« Son peigne d’ambre divisa la masse soyeuse en longs filets orange pareils aux sillons que le gai laboureur trace à l’aide d’une fourchette dans de la confiture d’abricots »

Colin ? Un p’tit rouquin.

L’écume rouge, toujours, à force de tourner la farce liquide qui finira par nous rendre dinde.

Chanson pour Lemasson, est-ce que ma salade plaît à ta façade ?

Gamay jeté, sous les dents les pavés, par ici les mets, mais… La révolte des soixante-huitards se patine, il faut bien bouffer.

Le roux n’est qu’un rouge qui se tuile, Toulouse, une ville rouquine ?

Nougat rouge bonbon.

P1010498-1024x768
Tempête de bord de mer, la voie s’enroue de toutes ces vagues qu’elle racle au fond de sa gorge.
La route côtière, de Cherbourg à Barfleur, une trachée glaireuse où les pneus se griffent sur les aspérités. Dans le coffre, les bouteilles de rouquin tintent, vertes car atteintes de cinépathie. Le paysage file, tourmenté, rythmé par les essuie-glaces qui décident des meilleurs plans. À peine sortis, la portière nous fouette la gueule. La maison, une bouée de sauvetage. La buée sur les vitres, on passera à table quand le feu nous aura réchauffé. Le pinard, ça se mérite et la paix, sur une toile cirée, des rognons fumants.

Le p’tit rouquin, un rouge pétant comme un feu dans la nuit.

P1010477

Laisser un commentaire