Litron amphibie

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Tandis que le père compose une nature mourante, dont chaque coup de pinceaux trempé dans un jus tourbé à l’accent saxon lui redonne vie, je me gratte le melon.
Je pense aux moustaches de Jo Landron : Deux grosses éponges huilées de Muscadet pour tracer des couleurs dans un verre sans teint.

De grandes bacchantes poussent-elles aux bacchanales ?
Le fait d’être chauve me contraint toujours à raser mon philtrum car du Choron, je peux me rapprocher dangereusement…
Sûrement une manière de me brider.

Mais, venons-en au fait.
Je mange à nouveau des huîtres et ce, depuis si peu qu’il m’arrive à croire n’en avoir jamais englouties.

Une huître, c’est un peu une fille moche qui se prélasserait dans des draps en soie.

Et dire qu’une lointaine cousine, perdue dans mon estomac en février 2014, me provoqua des maux qui m’obligèrent à dormir près de la grande bouche en émail dans la salle de bain de notre refuge manchot…

Brutalité conchylicole.

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Ah ! Tout ceci pour vous témoigner de ma gratitude cher Jo.

Sans vous, je n’aurais jamais à nouveau nacré mon pif, tel un violon, ma palissandre réclamait le minéral.
L’amphibolite, bien connue des amateurs, litron amphibie à boire les pieds dans l’eau, une huître à la main.

J’enfile des litres de cette perle.

Merci monsieur Landron.

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