!

Je me demande comment une boutique arborant fièrement ce mot délicat en guise de marque arrive à prospérer en plein saint germain des prés… Un collant « gerbe » s’il vous plait…

La dame avait l’air très gentille soit dit en passant, elle m’a même fait un signe de la main quand je l’ai photographié…

Une gerbe de collant en guise de gerbe de fleur, hum… pour un mariage.

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Une cheville de fer, un moral d’acier…

Un vrai vin de soif, on aurait envie de le boire d’un trait…

La cheville de fer comme son nom l’indique contient du fer… mais c’est pas tout, mais c’est pas tout !
C’est une cheville de fer à se repasser pour se tapisser la bouche, entre amis, ou une cheville de fer en solitaire pour rêvasser, pour bien dormir au fond de sa couche…
Une cheville d’enfer pour draguer une poule, une cheville à vous faire tourner la boule, une cheville pour mamie fière ou jeune femme en guêpière…
Un tri-côt dans l’pot, sang pour sang côt, pour les frères de la côte.

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De gros raviolis l’accompagnaient en chantant, un trait d’huile jaunissant le côté brun des cèpes.

Le créateur de cet élixir se nomme Olivier Lemasson, tout est bon chez lui, il n’y a rien à jeter comme dirait l’autre…

22, route de Seur ,
41120 Chitenay,
02 54 44 13 88 

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Tout va très bien, madame la Marquise

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La marquise Pallavicina, encore de cochon vêtue, mais nous parlerons d’elle un peu plus tard…

Un verre…

Une robe étincellante, un rouge profond, des reflets rubis invitent l’appendice nasal à se pencher de plus près pour en examiner les fragrances…

Hum, un nez sur la pâtisserie du genre « tarte à la fraise », des notes torréfiées, un peu café mais sans excès, puis des parfums rappelant le cassis apparaissent, sûrement la forte proportion de Cabernet Sauvignon ( à peu près deux tiers)

IMG_0711D’autres de cerises, de prunes soutenus par quelques notes fraiches de violettes, le Sangiovese se fait une place ( l’autre tiers)

Le quatrième tiers ( merci César ) est parait-il une toute petite proportion de merlot mais le domaine ne le mentionne pas…

En bouche on retrouve tout ce petit monde accompagné d’une matière soyeuse et délicate, c’est bon, c’est à boire, c’est le Difese millésime 2009, la « défense » en italien, peut être un hommage au foot, va savoir.

Pour le situer, c’est le 3ème petit frère de Sassicaia, un nom mythique.

Elaboré par le domaine du marquis Incisa Della Rocheta, Tenuta san guido, eh oui!IMG_0718

Une écurie à super Toscans, évidemment ça ne plaira pas à tout le monde…

Un reproche? Le barolo suivant lui a mis une raclée…IMG_0717

 

Voulez-vous danser Marquise, voulez-vous danser le menuet…

Un lieu…

Le Mori Venice Bar, place de la Bourse où la vie s’arrête un instant, nous laissant rêveur dans une atmosphère feutrée, déshabillant une marquise qui contrairement à une certaine « star » n’expose pas sa robe dans un musée mais dans nos palais…

Faite de fines tranches de jambon cru de petits cochons noirs importé directement, comme la majorité des produits ici, par Monsieur Massimo Mori, on se régale à picorer et à savourer l’onctuosité de cette charcuterie traditionnelle chic.IMG_0724

Au départ nous étions là pour boire un verre…

Et puis, finalement, quelques pâtes sont venues jusqu’à nous.

Tajarin, c’est leur nom, comme des tagliatelles raffinées et fondantes, originaire des Langhe.

Agrémentées de calamaretti ( petits calamars qui, un jour domineront le monde ) et d’une sorte d’endive douce et amère dont j’ai malheureusement oublié le nom…

Délicieux moment…

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Encore plus délicieux d’ailleurs quand le brunate 2008, de chez Batasiolo, jeune Barolo fringuant, au nez de zan et de belles notes végétales un peu mentholées nous fût présenté par monsieur Mori, dispensant pour l’occasion un cours magistral sur le piémont et ses vins…
A la votre!

Petit poème matinal

Je prends des morceaux de vils pains, rassis et gris dans le toasteur, j’attends qu’ils se mettent à rôtir pour les tremper du bout des doigts.

Quand ils s’imbibent du gras liquide, qu’ils enflent, gonflent et deviennent mous, que le jus monte jusqu’à la croûte, alors je les porte à ma bouche.

Donc les voilà pris! et dans un torrent de salive, ils s’enfoncent dans ma gorge, poussés par un flot crémeux et chaud.

On dirait qu’ils roulent, qu’ils se courent après dans mon oesophage, leur nouveau terrain de jeux qu’ils peinent à quitter.

Je reprends donc une lampée de cette bergamote laiteuse qui, telle une vague scélérate, aura raison de ces mies, les envoyant au niveau inférieur…

Plus de rire! plus de jeux! Broyés, bouillis, écrabouillés, ils ont l’air malin à présent!

Transformé par mon corps, machine superbement huilée, homogénéisés, compactés, frappés d’uniformisation, je les contemplerai plus tard, idiots,

dans leur trou…

Le mondial de l’agriculture

On en fait tout un foin dans les médias, alors pour goûter à cette ruralité parisienne, j’ai pris mes bottes et mon petit frère et nous sommes partis comme deux petits fous découvrir cet oasis de fraicheur et de tradition.

Le guichetier me fait payer moitié prix grâce à la carte d’étudiant de Junior, en bon Normand que je suis, c’est déjà un succès !

Malheureusement, la fin du rêve se trouve derrière la porte du premier pavillon.

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On se croirait dans une espèce de supermarché de la bouffe, des stands à perte de vue où des prix affichés comme des promotions vantent les mérites de la meilleure saucisse du salon.

Plus loin, quelques poulets dans des cages, surplombants des cages qui abritent des lapins roupillant, attirent notre attention, ça pue mais il a une tronche marrante !

Après ce galinasith tout droit sortit de star wars, notre espoir renaît, « allons voir les taureaux » me dit mon frère tout en conversant avec un coq géant.

Bon… c’est comme le salon de l’auto mais à la place des voitures, il y a des vaches !

Une profession insolite et pourtant indispensable se révèle à nous, le ramasseur de bouses… un seau, du courage et quelques cibles bien choisies et il en a pour la journée !

Pour finir, la découverte des produits du terroir ressemble à wall street, des vendeurs sûrements payés au rendement agitent en l’air des machines à carte pour essayer d’écouler les stocks de pinards amenés pour l’occasion…

Triste image, il ne manque plus que les troupeaux de politiques amassés devant les stands régionaux s’empiffrant de charcuteries et de boissons alcoolisées servies dans des verres en plastique qui finiront leur promenade à caresser des gens et à serrer la patte à des moutons…

Conclusion, les charolais m’ont encore une fois impressionné, sans commentaire.IMG_0693

Il faut bien un début…

IMG_0268Alors pourquoi cette photo ?

Et bien peut être parce que j’ai une attirance toute particulière pour les bouteilles poilues…

Ou alors pour la Bourgogne…

Ou les deux…

On était à Rully, chez Vincent Dureuil-Janthial, et je dois dire que rarement j’ai goûté des vins aussi bons…

La bouteille poilue est une PMG ( Pour Ma Gueule en language vigneron) de NSG ( Nuits Saint Georges) qu’il nous avait ramené pour finir tranquillement la dégustation, je reviendrai !