Et si c’était un vin…

IMG_2398François de Groland

Monsieur le président,

Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Si vous étiez du pinard, une bonbonne, un nectar, je vous le dis d’un trait vous seriez un beaujolais. Mais pas les méconnus, qu’on appelle les crus, plutôt un vin primeur qui manquerait d’ardeur. C’est pas pour vous vexer, ma décision est prise, en bouteille ya d’la mise, ça rigole dans les chais.

Meme si au premier abord, ça ne manque pas d’couleur, avec des reflets roses, l’important c’est la dose. Au nez un peu d’banane, quelques fois de la fraise, mais pas de la Marat ni de la p’tite des bois. J’avoue c’est un peu bas, j’y sens d’la tagada, du saucisson pas frais et du bonbon anglais.

Le corps malheureusement ne tient aucunes promesses, en bouche tout s’affaisse, s’efface, devient du flan. A la fin de la bouteille, quelques relents d’guimauve remontent jusqu’au gosier et finissent dans une corbeille. Le lendemain matin, mon dieu ça laisse des traces, un mal de tête certain, qu’aucuns remèdes effacent.

Le conseil du sommelier,

Attendez-le cinq ans, autour d’une poubelle, en vous rinçant les dents, servez des choux de Bruxelles.

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