Tchip tchip tchip tchip tchipi douwa

Rab2
Il y les playboys de profession habillés par Cardin et chaussés par Carvil…
Qui roulent en Ferrari à la plage comme à la ville et qui vont chez Cartier comme ils vont chez Fauchon.
Croyez-vous que je sois jaloux ? Pas du tout, pas du tout.

Moi, j’ai un piège à fille, un piège tabou, une bouteille extra, qui fait crac boum huuuu !
Les autres quilles en tombent à genou…

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Quelques conseils de dégustation :

Munissez-vous d’une paille de taille moyenne, privilégiez le bambou, aucun intérêt à solliciter l’industrie pétrochimique.
Plantez-la alors en plein milieu de votre verre savamment choisi, sa forme rivalisant avec les plus belles fleurs à bulbe et écoutez lascivement une chanson de Dutronc père.
Sous un soleil complice, faites rire votre partenaire assis(e) en face de vous en lui faisant deviner, par exemple, le numéro du département du breuvage alors entamé…
Ahahaha, comme c’est amusant se dira-t-il ou elle et, peut-être grâce à cet incroyable trait d’esprit, acceptera votre demande en épousailles, cette amitié si longtemps espérée ou encore, pourquoi pas, une bonne partie de squash…
Enfin, ne dévoilez en aucun cas la provenance exacte de cette délicate ambroisie au risque de faire fuir 95 fois sur cent la personne invitée.

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Eh oui, parce qu’on a tous un(e) ami(e) con(ne) aimant nous rappeler, fort de sa grande expérience pinardière, que le beaujolais c’est dégueulasse, que ça sent la banane et que son gosier, pourtant conquis tant de fois par ces délicates vinasses peroxydées comme les blondasses de la côte d’azur sentant la vanille et la graisse à traire, ne supporterait pas l’affront d’avoir à goûter ce sous-vin, cette mauvaise farce, ce vilain petit pinard.
Je ne veux me fâcher avec personne, ai-je cet ami ? Peut-être…
Lui conseillerais-je alors d’y fourrer son appendice nasal, de renifler à grands bruits, de s’y shooter avec la même passion qui l’animait jadis quand il snifait l’eau écarlate dans l’atelier de son père.
Puis, de le verser amoureusement contre sa voûte palatine en prenant soin de se gargariser à la russe en utilisant sa glotte comme un fouet, toujours en respectant le mouvement des aiguilles d’une montre, nous sommes dans l’hémisphère nord, ne l’oublions pas.
Enfin, d’apprécier le final, comme un bouquet garni, lui offrant des mots pour expliquer le plaisir qu’il éprouve.
Tiens, se dit-il, n’ayant finalement rien compris, on dirait pas du beaujolais…

Rab3

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