Tout va très bien, madame la Marquise

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La marquise Pallavicina, encore de cochon vêtue, mais nous parlerons d’elle un peu plus tard…

Un verre…

Une robe étincellante, un rouge profond, des reflets rubis invitent l’appendice nasal à se pencher de plus près pour en examiner les fragrances…

Hum, un nez sur la pâtisserie du genre « tarte à la fraise », des notes torréfiées, un peu café mais sans excès, puis des parfums rappelant le cassis apparaissent, sûrement la forte proportion de Cabernet Sauvignon ( à peu près deux tiers)

IMG_0711D’autres de cerises, de prunes soutenus par quelques notes fraiches de violettes, le Sangiovese se fait une place ( l’autre tiers)

Le quatrième tiers ( merci César ) est parait-il une toute petite proportion de merlot mais le domaine ne le mentionne pas…

En bouche on retrouve tout ce petit monde accompagné d’une matière soyeuse et délicate, c’est bon, c’est à boire, c’est le Difese millésime 2009, la « défense » en italien, peut être un hommage au foot, va savoir.

Pour le situer, c’est le 3ème petit frère de Sassicaia, un nom mythique.

Elaboré par le domaine du marquis Incisa Della Rocheta, Tenuta san guido, eh oui!IMG_0718

Une écurie à super Toscans, évidemment ça ne plaira pas à tout le monde…

Un reproche? Le barolo suivant lui a mis une raclée…IMG_0717

 

Voulez-vous danser Marquise, voulez-vous danser le menuet…

Un lieu…

Le Mori Venice Bar, place de la Bourse où la vie s’arrête un instant, nous laissant rêveur dans une atmosphère feutrée, déshabillant une marquise qui contrairement à une certaine « star » n’expose pas sa robe dans un musée mais dans nos palais…

Faite de fines tranches de jambon cru de petits cochons noirs importé directement, comme la majorité des produits ici, par Monsieur Massimo Mori, on se régale à picorer et à savourer l’onctuosité de cette charcuterie traditionnelle chic.IMG_0724

Au départ nous étions là pour boire un verre…

Et puis, finalement, quelques pâtes sont venues jusqu’à nous.

Tajarin, c’est leur nom, comme des tagliatelles raffinées et fondantes, originaire des Langhe.

Agrémentées de calamaretti ( petits calamars qui, un jour domineront le monde ) et d’une sorte d’endive douce et amère dont j’ai malheureusement oublié le nom…

Délicieux moment…

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Encore plus délicieux d’ailleurs quand le brunate 2008, de chez Batasiolo, jeune Barolo fringuant, au nez de zan et de belles notes végétales un peu mentholées nous fût présenté par monsieur Mori, dispensant pour l’occasion un cours magistral sur le piémont et ses vins…
A la votre!

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